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La cigarette interdite dans les bureaux… mais qu’en est-il de la cigarette électronique ?


Travailler en vapotant, est-ce autorisé ?
La cigarette est interdite dans les lieux publics et les bureaux depuis bien longtemps en Suisse. Qu’en est-il de la vapote ?

Petite histoire de la cigarette en Suisse


Vous vous souvenez de cette période où l’on pouvait fumer librement et partout ? Restaurants, trains, boîtes de nuit, avions… Après avoir pu fumer où bon leur semblait, les fumeurs se sont vus restreints le 1er mai 2010 : une nouvelle loi fédérale venait de tomber en Suisse, interdisant la fumée dans les lieux publics !

On trouve certaines exceptions dans cette loi, comme par exemple les bars et restaurants qui peuvent se déclarer « établissements fumeurs » pour autant qu’ils ne fassent pas plus de 80m2 et qu’ils soient équipés d’une ventilation.

Autre option, l’installation de fumoirs avec un service assuré par des employés ayant donné leur accord préalable, ou plus simplement sans service. Sachant que le coût moyen d’une ventilation agréée est de 30'000 francs, cela reste toutefois quelque peu dissuasif.

Les cantons gardent tout de même le dernier mot et ont la possibilité d’établir une loi plus sévère que celle établie. Une quinzaine de cantons, dont Berne, Neuchâtel, Fribourg, Vaud et Valais, ont par ailleurs édicté des lois plus sévères. Pour plus de détails, l’OFSP met à disposition les lois cantonales mises en place suite à cette interdiction générale.

Pourquoi cette interdiction ?



Cette interdiction avait pour but premier de préserver la santé de la population, cette dernière étant exposée au tabagisme passif dans les lieux publics.

Selon l’OFSP, le nombre de personnes exposées involontairement à la fumée au moins une heure par jour a diminué de 35% en 2002 à 5% en 2015. Un exploit !

Plus de 10 ans après cette interdiction, les résultats sont visibles : des études ont montré un net recul de certaines maladies dues au tabagisme : baisse significative du nombre d’admissions suite à un infarctus du myocarde, baisse des hospitalisations pour cause de maladies pulmonaires chroniques ou de pneumonie.

Une étude sur les effets des diverses réglementations contre le tabagisme sur les maladies respiratoires et cardiovasculaires ainsi que sur le comportement des établissement de restauration a vu le jour en 2009 et démontre clairement une amélioration de la santé cardiovasculaire du personnel non-fumeur employé dans les établissement de restauration. L’objectif premier de cette loi est donc atteint !

Allons-nous vers d’autres interdictions ?


Rappelons-le, il sera interdit de fumer dans les gares suisses dès le 1er juin 2019.

N’oublions pas que les lois en vigueur ont engendré certains désagréments, tant au niveau communautaire que personnel : voisinage de lieux publics incommodés par le bruit et la fumée des gens qui sortent fumer, une personne non fumeuse qui se retrouve seule à table tandis que les autres sont dehors en train de fumer, etc. On entend même parfois le terme de désocialisation…

Les lois ne le stipulent pas encore, mais qu’est-ce qui pourrait encore se faire à l’avenir ?

  • L’interdiction de fumer au domicile : beaucoup de gens sont incommodés par leurs voisins qui fument sur leur balcon ou dans les appartements. Certains baux stipulent déjà une interdiction générale de fumer dans les bâtiments ou leurs alentours ! Au même titre des problèmes liés aux barbecue et autres grillades l’été.
  • L’interdiction de fumer au volant : imaginez que vous lâchiez votre cigarette dans la voiture. Cela représente un réel danger et même sans cela, la cigarette est source de distraction au volant. Les réseaux sociaux mentionnent déjà des règlementations dans ce sens…
  • L’interdiction de fumer à proximité de zones réservées aux enfants ou dans les parcs publics.
  • L’interdiction de fumer dans les arrêts de bus ou de taxi, sur la même lignée que les quais de gare.
  • L’interdiction de fumer sur les terrasses de bars ou restaurants.
  • Et certainement bien d’autres…

Qu’en est-il de la cigarette électronique ?


Actuellement, aucune loi ne réglemente la cigarette électronique en Suisse, mais elle est en cours, comme nous l’avons évoqué dans différents articles à lire sur notre blog.

En effet, elle n’entre pas dans la catégorie des produits du tabac et n’est pas soumise à la loi fédérale sur la protection contre le tabagisme passif. Il revient donc aux propriétaires de lieux publics comme les restaurants ou les entreprises et institutions d’interdire ou non la cigarette électronique dans leurs locaux.

Pour exemple, les CFF ont décidé de bannir la cigarette électronique de leurs véhicules.

Cette nouvelle loi prévoit d’inclure la cigarette électronique dans les produits du tabac, elle serait par conséquent également soumise à la loi sur la protection contre la fumée passive, chose qui est aberrante à nos yeux. En effet, il a été démontré que l’ecig n’engendre pas de vape passive, comme nous vous l’avons expliqué dans ce récent article qui avait fait beaucoup de bruit au moment de sa sortie.

Il est tout à fait concevable que la vape puisse gêner certaines personnes, comme par exemple dans un restaurant. En effet, lorsque l’on savoure un bon repas, on n’a pas forcément envie de prendre un gros cloud en plein figure, même s’il sent bon. Mais n’est-ce pas simplement une question de bon sens de la part des vapoteurs ? Une personne qui tire sur un pod ou une cigarette électronique standard ne va pas « envapoter » une pièce en quelques secondes.

La façon dont est perçue la cigarette électronique par la population générale n’a-t-elle pas une influence sur le comportement des vapoteurs ? Il faut dire que ce n’est pas très agréable de se faire dévisager lorsque l’on tire sur son e-cigarette… Nombre de vapoteurs ont déjà essuyé des remarques de la part d’inconnus dans la rue. Du coup, souvent, on s’abstient !

Petite anecdote personnelle de vapoteur : hall d’aéroport, on attend son avion. On a envie de tirer sur sa vape, mais c’est bien évidemment interdit. On se rabat sur le seul endroit où c’est autorisé : le fumoir. Après 15 minutes passées dedans, on ressort écœuré, sentant comme un vieux cendrier. Il faut le dire, on n’a clairement pas arrêté de fumer pour être traité à la même enseigne que les fumeurs !

En tous les cas, le constat est que les vapoteurs s’alignent bien souvent sur les fumeurs, dans la mesure où ils vapotent là où il est également autorisé de fumer.

Pour ce qui est de la vape au bureau, vous l’aurez compris, en soi la loi ne l’interdit pas pour le moment. Il revient donc au propriétaire / responsable de décider s’il tolère ou non la cigarette électronique dans ses locaux.

Pour notre part, chez Sweetch, c’est bien évidemment autorisé, au vu du domaine dans lequel nous travaillons et de nos connaissances sur le sujet. Il va de soi que nous ne verrions pas les employés de Philip Morris fumer dans leurs locaux, mais sachant que la vape est 95% moins nocive que la cigarette, que la vape passive est inexistante, pourquoi priver les employés de cette alternative plus saine à la cigarette ? Car il faut bien l’admettre, la majorité des employés sont d’anciens fumeurs, conscients du fait qu’il vaut mieux vapoter que fumer.

De plus, la vape est autorisée dans nos magasins, le fait de pouvoir tester le matériel et les e-liquides étant indispensable. Et cela n’a que des avantages ! Plus de pauses clope au froid, moins de rhumes et maladies durant l’hiver, et ça sent bon dans nos locaux.

Le patron d’un bar à vin nyonnais nous dit tolérer la vape dans son établissement, tant qu’il y a le respect de la personne à côté. C’est-à-dire que le tirage aérien devra être utilisé avec beaucoup de modération, mais pas de souci pour une vape serrée, toujours avec la notion de respect.

Nous nous sommes permis d’interroger quelques patrons d’établissements publics nyonnais pour savoir ce qu’ils en pensaient : le patron d’un restaurant très réputé nous a expliqué ne pas accepter la vape dans son établissement, car les gens y vont pour manger. La vape pourrait gêner certains clients dans ce contexte. Il n’y voit toutefois aucun inconvénient dans son bar par exemple.

Qu’en est-il sur votre lieu de travail ? En tant que vapoteur, avez-vous déjà posé la question à votre employeur ?

Conclusion


La loi sur la cigarette et la fumée passive s’est déjà largement durcie ces dernières années et va probablement devenir encore plus stricte. Au vu des connaissances actuelles sur la vape, nous avons bon espoir que nos autorités n’en fassent pas de même avec la cigarette électronique.

Actuellement, la cigarette électronique n’est pas réglementée, il en va de la décision de chacun d’autoriser ou non la vape dans son établissement. Mais la grande question est de savoir ce qu’il en sera à l’avenir.

Merci beaucoup à vous, cher lecteur, de votre temps et votre fidélité dans la lecture de nos articles. 


L’équipe Sweetch

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