Alors même que nous écrivions cet article, l'OMS a apporté quelques modifications à son Q&A en date du 29 janvier 2020.

Aucune communication sur le sujet, silence autour de cette mise à jour… Certains propos ont été modérés, certaines affirmations ont purement et simplement disparu, comme par exemple la confusion entre l'éthylène et le propylène glycol. L’institution aurait-elle ouvert les yeux quant au fait qu’elle se décrédibilise en avançant de telles aberrations ?

Quelques corrections, certainement au vu du soulèvement de certains médecins et de spécialistes de la vape. Mais on est encore très loin de pouvoir dire qu’on s’approche d’informations réalistes.

L'article ci-dessous est basé sur leurs affirmations initiales.

Introduction


L’OMS a publié une nouvelle page sur son site en date du 20 janvier 2020. Il s’agit d’un Q&A (Questions et Réponses) relatif à la cigarette électronique.

En le lisant, nous sommes quelque peu restés abasourdis. En effet, les « informations » apportées sur cette page vont à l’encontre de tout ce qui a été démontré scientifiquement à ce jour. De quoi se poser des questions quant à l’intégrité de cette institution !

Vous souhaitez en savoir plus ? C’est ici que ça se passe ! Bonne lecture !

Notre prise de position face à leurs affirmations

Les personnes ayant rédigé ce document sont-elles tombées sur la tête ? On est en droit de se le demander. Totalement anonyme, aucune citation de source pour soutenir les propos avancés... N'est-ce pas troublant ?

Petit tour d’horizon de leurs allégations et présentation des éléments confirmant que ces affirmations sont totalement fausses :

« Il ne fait aucun doute qu’elles sont nocives pour la santé et pas sûres, mais il est trop tôt pour donner une réponse claire quant à leur impact à long terme ».
Le rapport du Public Health England, basé sur une centaines d'études indépendantes, le démontre : les cigarettes électroniques sont 95% moins nocives que les cigarettes traditionnelles. Nous n’avons jamais prétendu qu’elles étaient inoffensives. Mais avec plus de 10 ans de recul, un nombre d’études incalculable (plus nombreuses que celles pour des médicaments mis sur le marché), ainsi que des résultats solides démontrant sa nocivité très largement réduite par rapport à la cigarette, on peut se demander d’où sort cette affirmation. Notamment lorsqu’on parle de réduction des risques en termes de tabagisme.

OMS vape

« Les jeunes utilisant des cigarettes électroniques sont plus enclins à consommer des cigarettes traditionnelles, des cigares et des narguilés ».
Le fameux effet passerelle et la protection des mineurs… des sujets qui nous tiennent à cœur ! Certes, certains chiffres tendent à démontrer une augmentation du nombre de jeunes vapoteurs aux États-Unis. Mais les vraies réponses à apporter à ce problème sont les deux suivantes. La première vient du manque de régulation des autorités américaines en ce qui concerne la protection des mineurs. La deuxième c’est qu’en face de l’augmentation du vapotage chez les jeunes, il faudrait mettre les chiffres prouvant que le taux de fumeurs parmi les mineurs est en nette réduction. En 2018, le CDC indiquait par ailleurs dans son rapport que les Etats-Unis n’avaient jamais connu un taux aussi bas de fumeurs

Une récente étude à ce sujet, portant sur 39'000 jeunes français de 17 ans, démontre que parmi les 23'000 qui ont déjà fumé au moins une cigarette dans leur vie, ceux qui ont essayé la cigarette électronique étaient 38% moins enclins à devenir fumeurs quotidiens que ceux ne l’ayant jamais essayée.

Finalement, il va de soi que cette question mérite d’être encore étudiée. Une chose est sûre : la protection des mineurs est une priorité à l'heure actuelle et de nombreux professionnels de la vape, dont Sweetch fait partie, ont signé un code de conduite en 2018 dans ce but.

« La cigarette électronique augmente le risque de maladies cardiovasculaires et d’affections pulmonaires ».
L’étude anglaise VESUVIUS (2019) vient en réalité de démontrer le contraire ! Les fumeurs passant à la vape améliorent leurs fonctions cardiovasculaires en l’espace d’à peine un mois ! En 2017 déjà, le Pr. Polosa, spécialiste des maladies respiratoires, découvrait que le fait de vapoter quotidiennement n’engendrerait pas de lésions pulmonaires. On est en droit de se demander, en conséquence, sur quelle base les auteurs de ce Q&A peuvent avancer de tels propos.

OMS vape

« Les cigarettes électroniques exposent les non-fumeurs et l’entourage à la nicotine et à d’autres produits chimiques nocifs ».
Une étude scientifique internationale parue en 2018 démontrait qu’il n’y avait pas de risque de vape passive (retrouvez notre article ici). La seule substance pouvant potentiellement subsister dans l’air est la nicotine, bien qu’après quelques secondes à peine, on n’en trouve plus aucune trace. Selon les experts, au vu des quantités exhalées, elle ne représente aucun danger pour l’entourage, d’autant plus qu’à deux mètres, la notion de vape passive est nulle.

« Les aérosols contiennent des substances toxiques, comme le glycol qui est utilisé pour faire les produits dégivrants ».
Comment peut-on encore faire cette confusion en 2020 ??? Il est indéniable que c’est une des erreurs les plus tenaces due à une confusion de vocabulaire.

En effet, l’éthylène glycol est fréquemment utilisé comme antigel dans le liquide de refroidissement des automobiles. Ce produit est d'ailleurs hautement toxique en cas d’ingestion. Mais on ne trouve en aucun cas cette substance dans les e-liquides destinés au vapotage! La substance utilisée dans les e-liquides est en réalité du PROPYLENE glycol. Il est utilisé en pharmaceutique et comme additif alimentaire, mais également pour créer la « fumée » dans les salles de spectacles !

« Les e-liquides peuvent brûler la peau et rapidement provoquer un empoisonnement s’ils sont ingérés ou absorbés par la peau ».
Sur quelle base peuvent-ils affirmer cela ? En effet, les e-liquides, de par leur composition, ne provoquent pas de brûlures lors de contact cutané. Rappelons que la glycérine végétale et le propylène glycol sont également utilisés dans les cosmétiques, dans l’alimentaire et la pharmaceutique ! En ce qui concerne la nicotine contenue dans ces liquides, elle n’est pas assez concentrée pour risquer de quelconques brûlures.

Mais il va de soi qu’il n’est absolument pas recommandé d’ingérer un liquide contenant de la nicotine, au risque d’être pris d’étourdissements, de nausées, de palpitations ou de vomissements. Ce serait tout simplement une aberration pour un adulte de boire un tel liquide. Rappelons également que tous les flacons de liquides pour cigarettes électroniques sont équipés de bouchons avec une sécurité enfant pour éviter tout accident.

« Les cigarettes électroniques sont connues pour avoir provoqué de graves blessures en brûlant ou en explosant ».
Encore faux ! En réalité, les quelques explosions et brûlures provoquées par les cigarettes électroniques étaient liées à des batteries défectueuses ou un mauvais usage de ces dernières. En effet, lorsqu’on utilise des appareils électroniques, il y a des règles à respecter ! Car rappelons-le, tout appareil comprenant une batterie présente un risque d’explosion. Nous avons tous des smartphones et ne paniquons pourtant pas à l’idée qu’ils puissent exploser.

« Il est de plus en plus clair que les cigarettes électroniques provoquent des dommages pulmonaires ».
Il faut souligner que cette affirmation se base sur les 2409 hospitalisation et 52 décès recensés en date du 10.12.19 aux États-Unis. Rappelons que le CDC lui-même a admis publiquement que les cigarettes électroniques avec nicotine n’étaient pas liées à ces troubles pulmonaires ! Les victimes ont ainsi consommé des produits du cannabis frelatés, achetés au marché noir. Par ailleurs ces produits comportaient de l’acétate de vitamine E, composé hautement nocif si on l'inhale et totalement absent des e-liquides traditionnels de qualité contrôlée ! (voir notre article sur le sujet).

OMS vape

« Les e-cigs sont plus dangereuses que les cigarettes traditionnelles, dépendant de divers facteurs, incluant le taux de nicotine et d’autres substances toxiques dans les liquides chauffés. Elles représentent un réel danger pour la santé et ne sont en aucun cas sûres ».
Comment peut-on affirmer ça alors que la communauté scientifique s’accorde pour dire que les e-cigs sont 95% moins nocives que les cigarettes traditionnelles ? Les produits toxiques identifiés comme émanant des cigarettes électroniques apparaissent uniquement en cas de surchauffe. Ce que le vapoteur n’inhalera pas régulièrement en raison du goût âcre qu’ils procurent.

« Il n’y a pas assez de preuves que l’e-cig est un bon moyen de sevrage tabagique ».
Allez dire ça aux 40 millions de vapoteurs dans le monde ! Une récente étude démontre effectivement exactement le contraire : elle serait même 2x plus efficace que les substituts nicotiniques reconnus par l’OMS !

« La cigarette électronique est nocive pour la santé et, lorsqu’elle n’est pas interdite, elle doit être réglementée »
Nous trouvons hautement regrettable qu’une interdiction soit globalement mise en avant à défaut d’une réglementation. Notamment parce que les données montrent que là où la vape existe, le taux de fumeurs diminue. Il suffit de regarder l’Angleterre, par exemple ! En interdisant la vape, les gouvernements privent ainsi les fumeurs du fait de pouvoir être informés sur la réduction des risques que représente la vape. Indirectement, une telle interdiction revient à soutenir le tabagisme plutôt que de le combattre !


OMS vape

Les réactions des experts ne se sont pas fait attendre

De nombreux experts se sont prononcés au sujet de ce Q&A très rapidement après sa publication.

Voici quelques réactions :

Dr Nick Hopkinson du National Heart and Lung Institute College de Londres : « Nous savons que les e-cigarettes sont substantiellement plus sûres que la cigarette traditionnelle, car les substances toxiques présentes dans la fumée de cigarette sont soit totalement absentes, soit présentes à des niveaux beaucoup plus faibles dans les e-cigs ».
« Les preuves issues d’essais contrôlés randomisés montrent clairement que les cigarettes électroniques peuvent aider les fumeurs à arrêter de fumer ».

Prof. Peter Hajek, Directeur de la Tobacco Dependance Research Unit à l’université Queen Marry de Londres : « L’OMS a une histoire d’activisme anti-vape qui nuit à sa réputation. Ce document est particulièrement diffamatoire. »
« Pratiquement toutes les déclarations factuelles sont fausses. Il n’y a pas de preuve que la vape est hautement addictive - moins d’1% des non-fumeurs deviennent des vapoteurs ».
« Les auteurs de ce document devraient assumer la responsabilité de l’utilisation de désinformations flagrantes, susceptibles d’empêcher les fumeurs de passer à une alternative beaucoup moins risquée ».

Prof. John Britton, Directeur du Centre for Tobacco & Alcohol Studies à l’Université de Nottingham : « L’OMS affirme que la nicotine est la cause de l’épidémie aux USA en 2019, alors qu’on sait qu’il s’agissait de produits du cannabis frelatés. »

Quelques réactions en France

La Fivape, fédération interprofessionnelle de la vape en France, a également publié un communiqué de presse en réaction aux propos de l’OMS.

L’association Sovape n’a pas tardé à réagir non plus en analysant les activités de l’OMS concernant le vapotage dans la lutte anti-tabac. Elle liste plusieurs problèmes de violations de principes de l’OMS, ainsi que des principes de la CCLAT (Convention Cadre pour la Lutte Anti-Tabac) et des mises en danger inquiétantes de droits humains.
Voici sa position.

Conclusion


Le nouveau Q&A de l’OMS, publié le 20 janvier 2020, va à l’encontre de tout ce qui a été démontré de manière scientifique à ce jour concernant la cigarette électronique. Après son rapport accablant durant l’été 2019 affirmant que « la cigarette électronique est incontestablement nocive », on est en droit de se demander quelle mouche les a piqués ! Les millions de soutien financier reçus de Michael Bloomberg, fervent adversaire de la vape ? Sans doute…
En résumé : déclarations fausses, aucun argument avancé ni preuves scientifiques, anonymat… autant dire que tout cela ne tient pas la route. Mais il s’agit de l’OMS ! Il ne nous reste qu’à boire leurs paroles, malgré le fait que la communauté scientifique et les experts prétendent finalement tout le contraire.

Merci pour votre lecture.

L'équipe Sweetch

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