Introduction


Un nouveau bad buzz touche le monde de la cigarette électronique. En effet, la revue américaine PNAS a publié le 7 octobre 2019 une étude qui prétend que le vapotage provoque le cancer du poumon. Les médias se sont bien évidemment rués dessus pour en faire les gros titres des journaux.

Que dit cette nouvelle étude ?


Les résultats démontreraient que des souris exposées à la vapeur de cigarettes électroniques développeraient des adénocarcinomes pulmonaires et des hyperplasties urothéliales de la vessie, ce qui laisserait suggérer que les cigarettes électroniques seraient des carcinogènes pulmonaires et potentiellement des carcinogènes de la vessie chez les souris.
En résumé, la cigarette électronique favoriserait le cancer du poumon et de la vessie.

Toutefois, en y regardant de plus près, cette nouvelle étude présente de gros problèmes méthodologiques :

1. 450 ans de dry hit !

Les souris ont été exposées à des dosages totalement irréalistes. Le Prof. Peter Hajek précise à ce propos que les rongeurs ont reçu d’énormes concentrations de produits chimiques qui ne ressemblent en rien à l’exposition humaine au vapotage. Le Prof. Bertrand Dautzenberg, pneumologue à Paris, affirme quant à lui que ces dosages extravagants équivalent « à 450 ans de vapotage fonctionnant en surchauffe, donc avec des aldéhydes cancérigènes ». La seule conclusion raisonnable que l’on peut donc tirer de cette étude est : « Ne vapotez pas plus de 100 ans en dry hit ! »

2. Des souris génétiquement modifiées

Les souris qui ont été utilisées pour cette étude sont génétiquement modifiées. A savoir qu'elles sont connues pour présenter un risque de développement de tumeurs accru, tout particulièrement au niveau pulmonaire. Le Prof. Dautzenberg le dit clairement : « Les souris FVB/N ont spontanément 20% de cancer du poumon à 1 an et 55% à 2 ans. Tang (auteur de l’étude) choisit ces souris pour les exposer à l’équivalent de 450 ans de vapotage en surchauffe et conclut sur 22.5% de cancers que c’est la vape qui donne le cancer. Même pas vrai ! ».

Les spécialistes sont formels : les résultats de cette étude ne sont pas fiables au vu des conditions dans lesquelles elle a été menée !

Les mêmes chercheurs avaient déjà affolé le monde de la vape


La même équipe avait déjà publié une étude en janvier 2018. Elle avait alors fait souffler un vent de panique sur le monde de la cigarette électronique. A l'époque elle avait affirmé que « la fumée de cigarette électronique endommage l'ADN et réduit l'activité de réparation dans les poumons, le cœur et la vessie des souris, ainsi que dans les cellules de poumon et de vessie humaines ».

Là aussi les réactions indignées des experts scientifiques ne se sont pas fait attendre :

Le Prof. Peter Hajek, directeur de l’unité de recherche sur la dépendance au tabac de l’Université Queen Mary de Londres, avait alors souligné que « les cellules humaines ont été submergées dans de la nicotine et dans des nitrosamines carcinogènes achetées sur le marché. Il n'est ainsi pas surprenant que cela endommage les cellules, mais cela n'a aucun rapport avec les effets du vapotage sur les personnes qui l'utilisent. »

Le Prof. Riccardo Polosa est fondateur et directeur scientifique de la Ligue anti-fumée italienne. Il avait également réagi : « la méthode décrite par les auteurs n'imite pas les conditions normales d'utilisation des produits de vapotage. Les conditions reproduites dans ces expériences sont exagérées et favorisent la production de substances toxiques au même titre qu'un "grille-pain "qui brûle du pain de mie. Nos études sur des patients souffrant de maladies pulmonaires démontrent non seulement l'absence de dommages mais mettent en évidence les mêmes améliorations qui peuvent être obtenues en arrêtant de fumer ".

Conclusion


Nous ne sommes pas ici dans la vérité scientifique, mais dans la manipulation. Cette nouvelle étude a été menée par une équipe qui avait déjà précédemment été fortement critiquée au vu de son manque de rigueur méthodologique. Elle prétend que la cigarette électronique provoque le cancer du poumon chez l’être humain.
Des spécialistes s’étaient indignés face aux résultats publiés. Ils reviennent aujourd’hui en expliquant que les conditions dans lesquelles les tests ont été pratiqués ne ressemblent en rien à l’exposition humaine au vapotage et que les souris utilisées ont une prédisposition à développer d’elles-mêmes des tumeurs pulmonaires.

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