100 experts indépendants en science, politique du tabac et de la nicotine se sont réunis autour d’une lettre adressée aux 182 pays signataires de la CCLAT pour les exhorter à encourager l’OMS à soutenir et à promouvoir l’inclusion de la réduction des risques dans la Convention-cadre. Ils argumentent à juste titre qu’au cours de la dernière décennie, l'innovation sur le marché de la nicotine a fait qu'il existe désormais de nombreux produits qui n'impliquent pas la combustion de feuilles de tabac et l'inhalation de fumée.
« L’OMS tourne le dos à une stratégie de santé publique qui pourrait éviter des millions de décès liés au tabagisme. »
Ces experts déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts et articulent leurs arguments s’appuyant sur une quarantaine de publications et d’études scientifiques. Ils demandent notamment à ce que l’OMS cesse d’instrumentaliser l’argument émotionnel de l’addiction des jeunes pour diaboliser les cigarettes électroniques. Il est justifié que les décideurs politiques s’inquiètent de l’augmentation de l’utilisation des cigarettes électroniques par les jeunes, cependant une analyse plus approfondie est nécessaire. En effet, en y regardant de plus près, on apprend que le vapotage chez la plupart des adolescents est peu fréquent, que l’usage et la dépendance à la nicotine chez les utilisateurs naïfs de tabac sont rares, et que l’usage le plus fréquent est concentré chez ceux qui étaient déjà fumeurs.