INTRODUCTION

Le débat autour des puffs continue de faire réagir en Suisse. Après avoir interdit la vente des cigarettes électroniques jetables en 2025, le canton de Genève voit aujourd’hui cette décision annulée par la justice. Une évolution majeure pour les professionnels du secteur, mais aussi pour l’ensemble de la communauté des vapoteurs.

Cette décision ne constitue pas un soutien aux puffs en tant que telles, mais elle rappelle un point essentiel : la réglementation de la vape doit rester cohérente, claire et pensée à l’échelle nationale.

Pour les défenseurs de la réduction des risques, cette affaire montre surtout l’importance de ne pas confondre cigarette électronique rechargeable et puff jetable.

RETOUR SUR L’INTERDICTION GENEVOISE

Le 29 août 2025, le Grand Conseil genevois votait l’interdiction de la vente des puffs, ces cigarettes électroniques jetables très populaires chez les jeunes.

Cette mesure reposait sur deux arguments principaux :

la protection de la santé publique ;

l’impact environnemental des produits à usage unique contenant des batteries au lithium.

La loi était entrée en vigueur dès septembre 2025, faisant de Genève l’un des cantons les plus stricts sur ce sujet. L’objectif affiché était clair : limiter l’attractivité des puffs, notamment auprès des mineurs, et envoyer un signal politique fort.

POURQUOI LA JUSTICE A ANNULÉ CETTE INTERDICTION

Le 29 avril 2026, la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de Genève a annulé cette interdiction. La raison n’est pas liée à la dangerosité des puffs, mais à une question de compétence juridique.

Selon la Cour, depuis l’adoption de la législation fédérale sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques, les cantons ne sont plus compétents pour interdire les puffs. Cette responsabilité revient désormais à la Confédération.

En résumé : ce n’est pas au canton de Genève de décider seul, mais à Berne.

La justice rappelle ainsi le principe de primauté du droit fédéral prévu par la Constitution suisse. Cette décision ne dit donc pas que les puffs sont souhaitables, mais qu’une interdiction doit être décidée au niveau national, et non localement.

UNE DÉCISION QUI DIVISE

Sans surprise, cette annonce suscite des réactions opposées. Les associations anti-tabac et certains élus regrettent un recul dans la lutte contre le tabagisme des jeunes et dénoncent un mauvais signal envoyé au public.

De leur côté, les professionnels du secteur rappellent qu’une réglementation cohérente vaut mieux qu’une succession d’interdictions cantonales contradictoires. Pour les acteurs de la vape spécialisée, le vrai problème reste souvent l’amalgame entre puff jetable et cigarette électronique rechargeable.

Car la puff n’est pas représentative de l’ensemble de la vape.

UNE INTERDICTION FÉDÉRALE TOUJOURS EN PRÉPARATION

Même si Genève ne peut pas interdire seule les puffs, le sujet reste bien actif au niveau national. Au printemps 2025, l’Assemblée fédérale a adopté une motion visant à interdire la vente des puffs dans toute la Suisse. La procédure est toujours en cours.

Une interdiction fédérale semble donc probable, mais sa mise en œuvre prendra du temps. Plusieurs estimations évoquent encore trois à cinq ans avant une application concrète.

Autrement dit : les puffs pourraient disparaître à terme, mais dans un cadre uniforme pour tout le pays. Cette approche paraît plus logique qu’un système différent selon chaque canton.

CONCLUSION

L’annulation de l’interdiction genevoise des puffs n’est pas une victoire des jetables, mais une clarification juridique importante. Elle confirme que l’avenir de cette réglementation se jouera au niveau fédéral.

Pour les vapoteurs, le message est simple : il faut continuer à défendre une vape responsable, durable et pensée comme alternative au tabac. Le débat continue à Berne, et il influencera durablement l’avenir du vapotage en Suisse. 


Merci pour votre lecture.

L’équipe Sweetch